Le 17 janvier 2011, l'Amendement n° 2 à la Loi sur les Contrats (Partie Générale), 1973 a été approuvé. L'objectif de cet amendement est d'établir des règles uniformes d'interprétation des contrats, augmentant ainsi la sécurité juridique concernant les ententes entre les parties avant la conclusion du contrat. L'amendement ancre les décisions jurisprudentielles strictes à l'encontre de la partie rédigeant les conditions du contrat, afin d'équilibrer les rapports de force entre les parties.
L'Article 25(a) de la Loi sur les Contrats constitue le cœur de l'amendement. Il stipule que si l'intention des parties ressort explicitement du libellé du contrat, alors le contrat sera interprété conformément à son libellé, sans qu'il soit nécessaire de se référer aux circonstances de l'espèce.
Il convient de noter que ces dernières années, un débat juridique a eu lieu concernant la validité du précédent connu sous le nom d'"Arrêt Apropim" (Hilchat Apropim). Cet arrêt établit que l'intention des parties est déterminée non seulement par le libellé du contrat mais aussi par des circonstances extérieures à celui-ci, et qu'il est impossible de savoir si le contrat est sans équivoque avant l'examen des circonstances. Cette doctrine contredit le droit britannique et américain, qui stipule que lorsque le contrat semble complet d'après son libellé, il ne faut pas recourir aux circonstances extérieures, sauf cas exceptionnels.
Il semble que l'intention du législateur soit de revenir aux sources et d'annuler l'Arrêt Apropim, bien que seul le temps dira si la Cour Suprême interprétera l'amendement à la lumière de l'Arrêt Apropim ou l'abolira complètement.