Plus tard, lorsqu'on lui a dit qu'il aurait pu se retirer chez le prévenu 1 sans être complice du meurtre, le prévenu 2 a répondu qu'il ne pouvait pas revenir en arrière et que le prévenu 1 ne l'avait pas laissé s'enfuir mais lui avait dit « Tu es avec moi là-dedans », et il avait peur et pensait qu'il allait juste acheter au défunt sans être impliqué ; et il a ajouté que le prévenu 1 lui avait dit qu'il avait déjà fait de telles choses par le passé, que sa famille était dangereuse, et qu'il craignait que le Prévenu 1 ne le tue s'il ne faisait pas ce qu'il lui avait dit (ibid., aux par. 187-214). Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il était allé avec le défendeur 1 à une station-service alors qu'il avait des taches de sang sur ses vêtements, il a répondu qu'il ne pensait pas et craignait que le défendeur 1 ne le tue s'il ne faisait pas ce qu'il voulait (ibid., aux paragraphes 223-228).
Lorsqu'on lui a dit que, selon sa version, il était complice complet du meurtre, connaissait l'intention de tuer des heures avant l'incident, connaissait les détails de la planification et que le prévenu 1 était équipé d'une chaussette, et qu'au cours de l'incident lui-même, il avait attrapé les mains du défunt pour qu'il ne puisse pas se défendre et l'a attaqué à coups de poing et de pied, l'accusé 2 a répondu : « Je ne l'ai pas frappé comme [prévenu 1] je l'ai frappé quand j'ai tenu ses mains [Prévenu 1] l'a frappé et a terminé, et après cela je l'ai regardé et, paniqué, j'ai fait ce que j'ai fait. Je veux vraiment que tu écrives que si je ne l'avais pas fait, je serais mort... Si je n'avais pas participé à l'incident, je serais mort, il m'aurait tué avec lui » (ibid., pp. 250-263).
À la question de savoir s'il avait été blessé lors de l'incident, le prévenu 2 a pointé ses ecchymoses – environ six égratignures sur la main gauche « à cause de la traînée que nous avons traînée », une égratignure au cou depuis le dos de 5 cm de long dont il ne sait pas ce qui l'a causée, et un gonflement sur le côté du pied droit causé par le coup de pied qu'il a donné au défunt (ibid., aux parax. 183-185).